abril 09, 2006

why love if loosing hurts so much?

elle prétendait m'aimer. sans doute était-ce vrai. mais que pouvais-je faire si je ne parvenais pas à l'aimer, à mon tour, comme elle en rêvait?
elle trouvait inacceptable que je puisse aimer d'autres femmes qu'elle. elle tenait à vivre sa grande passion, son grand amour. elle y trouvait son droit, sa justice face au monde.
on s'est battu, on s'est débattu. incessemment. on s'est tenu le témoin, à tour de rôle. il y a eu les puits de haine et les réconciliations. l'attraction intarissable, les rejets du lendemain. bref, les va-et-viens. et puis un jour, cela est venu et je me suis senti soudain fatigué. érodé. à bout de souffle. à quoi bon de continuer à s'expliquer -je me suis dit-, comme s'il y avait vraiment des raisons susceptibles de tout faire comprendre. à quoi bon de se battre pour des dépouilles? le silence -un silence lourd- est venu progressivement tenir la place des arguments trop fréquentés. le silence et les larmes. la douleur.
why love if loosing hurts so much?
la réponse est comprise de façon implicite dans la question.
elle écrivait bien, elle baisait mieux. mais apparemment, cela ne fait pas le poids de l'amour.