marzo 21, 2006

mañana triste, como un cuadro de pissarro. una tristeza opaca, sin estridencias. como el pliegue inadvertido de una tela. colores difuminados. el gris sutil de su paleta. "quiconque n'est pas mysanthrope à quarante ans n'a jamais aimé les hommes" (chamfort dixit).
quarante ans... ce moment où l'on sent que la plupart des jeux sont faits. malgré la surenchère d'optimisme et/ou de vitalité. le tournant des rides. de trop avoir souri ou de trop avoir pleuré.
mes gencives qui retrécissent, dévoilant l'os qu'elles recouvraient, par pudeur. c'est ce que j'ai découvert, hier soir, en me regardant dans le miroir avant de me mettre au lit.
c'est ce que l'on gagne, à partir de la quarantaine, à trop se regarder dans le miroir.
una sola nube, negra y blanca, sobre nuestras cabezas.